Nuit sans Lune

Nuit sans Lune
Parfois, il est possible de voir des nuits sans lune
Des nuits ou malgré un ballet étoilé,
L'astre aux mille océans se fait désirer
Ne laissant transparaître l'ombre de ses dunes

Il est des nuits ou les ténèbres dévoilent leur haine
Longues cicatrice dans le ciel, brisant la plaine
Rugissements sonores ou naissent les éclaires
Offrant au monde un spectacle son et lumières.

On trouve aussi des nuits aux parfums estivaux
Dévoilant sur la campagne un léger halo
Que seul des bruissements de criquets ou de fleurs
Oseraient en perturber la délicate odeur

Mais trop souvent, il est des nuits faites d'insomnies
Un c½ur trop plein de larmes en manque de rêveries,
Qui, tout seul, perdu dans la pénombre nocturne
Cherche par tous les moyens a rallier l'être aimer,
Créant, divaguant, quitte a passer par Saturne
Laissant libre court a un esprit passionné
Et qui d'illusions ne cessent de se nourrir
Devenant l'ultime espoir avant de mourir

Et enfin, parfois, avec un peu de chance
Il est possible d'avoir des nuits pleine de romance
Ces nuits la sont magiques, irréel, splendide
Et même si la perle blanche peut se faire timide
Nul ne viendrai gâcher un moment si parfait
Ou deux amant cherche a se perdre dans la forêt
Murmurant, suppliant le temps de se suspendre
Avant de voir la réalité tout reprendre.
En leur tête, une ultime photo de ce mirage
Qui sous les étoiles n'est qu'un infime passage
Mais eux ne le savent et ne cessent de s'aimer
Seul au sommet du monde jusqu'à la rosée.

Et la lune fut émue en son c½ur de velours
Multiplia les nuits pour faire renaitre l'amour.

# Posté le jeudi 30 avril 2009 14:13

Coeur sur la main

Coeur sur la main
Là, hésitante sur la table et l'arme à la main
Se battant pour la vie de jeunes alexandrins,
Elle attend l'idée pleine d'originalité
Pour enfin courir sur le papier messager
Etrangement nommé poulet en d'autres temps,
Mais toujours unis a cette main, celle des amants.
Elle s'envole dans un élan d'inspiration
Sublime sur la pente de la création,
Je suis elle, elle est moi, alliés dans l'irréel
En mettant aux grand jour les failles d'un c½ur si frêle,
Hémorragie de sentiments sans retenue
D'une main délivrant son précieux contenu
Comme une vague déferlante de rêves ambitieux
Qui souvent inonde de larmes la plupart des yeux.
Et elle ne cesse de pianoter avec les mots
Insouciante se laissant emporter par le flot
Sans se rendre compte que c'est à sa perte qu'elle court
Jouant tous ses espoirs sur quelques mots d'amours.

# Posté le mardi 28 avril 2009 12:34

Modifié le mercredi 29 avril 2009 06:54

377

377
Elle était là, seule, toutes ses amies étaient déjà parties et il ne restait plus qu'elle. Plus qu'elle, enfermée dans cet endroit sombre et sinistre, où elle avait vu celles qui lui tenaient compagnie être emmenées une à une on ne sait où ni pourquoi, par cet étrange personnage. Au fur et à mesure que les minutes passaient, elle se demandait bien quel sort lui réservait-on, son angoisse ne cessait de s'accroitre et elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer toutes sortes de scénarios possibles.
Cela faisait déjà une dizaine de minute que sa dernière compagne était partie vers une destinée plus que jamais mystérieuse, quand soudain la peur qui lui serrait le ventre depuis le début, devint tout à coup insoutenable. L'angoisse, la tristesse, la peur et la souffrance se mêlaient en elle d'une manière si violente qu'elle finit par se mettre à pleurer. Elle avait peur de la mort et ne supportait pas l'idée d'être à la fin de sa vie, « qu'ai-je fait pour être là et mériter tout ça » se disait-elle.
C'est alors qu'elle entendit du bruit, et après un grincement aigu, une lumière éblouissante perça les ténèbres de sa cellule. Elle fut aveuglée quelques secondes, après quoi elle sentit une main ferme l'attraper. Elle était bien trop faible pour lutter et elle se laissa, sans résistance, amener sur la table. L'homme qui l'avait saisie ne l'attacha même pas, de toute façon elle n'avait plus le courage de tenter quoi que ce soit, elle n'était plus capable de rien et laissait à présent la mort la quérir petit à petit. Une grosse lampe suspendue au dessus de sa tête l'empêchait de voir ce qui se tramait autour d'elle. Elle distingua légèrement son ravisseur qui, d'après ce quelle cru voir, était en train de préparer une sorte d'engin. Elle tenta de regarder autour d'elle afin d'apercevoir ses amies, mais elle ne les vit nulle part. Quant au malfaiteur, qui avait fini sa préparation, il était de nouveau face à elle et la contemplait en réfléchissant à ce qu'il allait lui faire. Elle était plus que jamais terrorisée, mais elle n'avait même plus la force de supplier, de prier, d'implorer la personne. Elle vit sa main s'avancer vers elle, avec cette chose qu'il avait soigneusement préparée. Elle comprit alors qu'elles étaient les intentions de son kidnappeur, mais s'était trop tard. Plus que quelques secondes et se serait la fin. Ca y est, elle était souillée.
Un an passa, et elle était devenue la dernière page du roman le plus célèbre au monde, c'était la page 377 et elle ne s'en plaignait pas.

# Posté le mardi 28 avril 2009 12:28